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« Laisser les autres… et se retrouver soi »

  • Photo du rédacteur: Sophie BRIAND
    Sophie BRIAND
  • 24 nov. 2025
  • 3 min de lecture

À propos de La Théorie Let Them de Mel Robbins qui vient de publier son dernier livre du même titre (qui était l’invitée de Meramorphose le Podcast disponible sur YouTube), cela m’a éclairé sur le sujet de la responsabilité et les limites qu’on doit s’imposer par écologie pour soi et pour les autres.


Il arrive des moments dans la vie où l’on sent que l’on se débat inutilement.

À vouloir convaincre, retenir, ajuster, calmer, expliquer, être comprise…

À vouloir contrôler ce qui ne dépend pas de nous.


C’est souvent là que l’épuisement s’installe.

Et c’est aussi là que naît cette question essentielle :

« Et si je lâchais enfin ce qui n’est pas à moi ? »


La lecture de La Théorie Let Them de Mel Robbins, désormais disponible en français, a ouvert un espace puissant de réflexion. Non pas une méthode miracle, mais une invitation simple et radicale :

Arrêter de s’accrocher à ce que l’on ne peut pas contrôler, pour revenir à soi.


Pourquoi ce concept résonne autant ?


Mel Robbins part d’un constat universel : une grande partie de notre énergie se perd dans la gestion des comportements, des attentes et des réactions des autres.

« Let them » — laisse-les — signifie :


  • Laisse-les penser ce qu’ils pensent.

  • Laisse-les agir comme ils agissent.

  • Laisse-les vivre leurs émotions, leur rythme, leurs limites.

  • Laisse-les ne pas comprendre, ne pas approuver, ne pas suivre.


Cela ne veut pas dire se détacher des autres ou devenir indifférente.

Cela veut dire se retirer du rôle que l’on ne devrait jamais occuper : celui de compenser, de contrôler ou d’anticiper pour que tout le monde aille bien.


C’est revenir à la frontière sacrée de ce qui est à soi.

C’est choisir la liberté intérieure plutôt que l’épuisement émotionnel.


Ce que cela change profondément


Lorsque l’on cesse de chercher à « rattraper » ce qui n’est pas en notre pouvoir, il se passe trois choses :


1. On se reconnecte à sa vérité


Le bruit extérieur s’apaise, et l’on recommence à entendre ce que l’on veut vraiment.


2. On découvre sa propre puissance


Ce qui est sous notre contrôle (nos choix, nos actes, notre posture) devient plus clair.

Et cela ouvre un champ d’autonomie immense.



3. On se libère de l’injonction de “bien faire”


L’alignement gagne sur la perfection.

La cohérence prend la place de l’adaptation permanente.

La liberté remplace la culpabilité.


Ce mouvement est au cœur de mes accompagnements : se réapproprier son espace intérieur pour contribuer autrement, avec plus de sens et de justesse.



« Let Them » et les femmes que j’accompagne


Dans mon travail auprès des femmes — entrepreneures, dirigeantes, professionnelles, ou en transition — je retrouve souvent cette même mécanique intérieure :


  • vouloir faire tenir l’ensemble,

  • être loyale envers des modèles familiaux ou sociaux,

  • anticiper pour sécuriser,

  • absorber le trop,

  • s’adapter jusqu’à s’oublier.


Et pourtant, ce sont souvent des femmes lumineuses, puissantes, créatives, qui n’ont pas encore trouvé la permission de vivre selon leur propre rythme.


La Théorie Let Them offre un regard précieux :

« Quand tu laisses les autres être ce qu’ils sont, tu te donnes la permission d’être ce que tu es. »


C’est un basculement, presque un soulagement.


Un exercice simple pour aller plus loin


Je vous invite à prendre un instant et à répondre à ces questions, en toute sincérité :


  • Dans quelle situation aujourd’hui cherchez-vous encore à contrôler la réaction ou l’opinion d’autrui ?

  • Qu’est-ce que cela vous coûte ?

  • Et si vous laissiez simplement « être », que gagneriez-vous en liberté, en énergie, en paix ?


L’écriture de ces réponses permet déjà un début de réorientation intérieure.


En conclusion : Laisser, ce n’est pas renoncer. C’est se choisir.


La Théorie Let Them n’est pas une fuite.

Ce n’est pas de l’indifférence.

Ce n’est pas du lâcher-prise passif.


C’est un acte de maturité émotionnelle.

C’est une manière d’honorer l’autre et de s’honorer soi.

C’est une invitation à sortir des carcans, à défaire les injonctions, à construire sa propre cohérence.


Et c’est exactement ce que je souhaite transmettre à travers mes accompagnements :

une posture de liberté, d’ancrage et de conscience, pour permettre aux femmes de s’exprimer pleinement, d’oser leur singularité et d’habiter leur place dans le monde.


Si cette réflexion résonne avec vous, je serais heureuse d’en parler lors d’une séance, d’un échange.

Parce que c’est ensemble que l’on crée un mouvement plus juste, plus humain, plus libre.

 
 
 

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